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Avarap75 - Articles Rentrée 2022 :les DRH sur le gril

Formation

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AVARANEWS N° 55 NOVEMBRE 2022


61 % des salariés français parés pour une reconversion professionnelle
« porteuse de sens »

 

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Les besoins en développement des compétences deviennent de plus en plus criants dans les entreprises. Au point qu’en cas de manquement des RH, les salariés s’indiquent prêts à prendre en charge eux-mêmes leur montée en compétences, explique le dernier baromètre Cegos.

 

Le champ des transformations s’étend au sein des entreprises. Côté pile, les évolutions sociétales – qu’elles relèvent des pratiques grandissantes de travail à distance ou de la transition écologique – multiplient les besoins de compétences nouvelles. Côté face, les changements technologiques (évolution des systèmes d’information, besoins nouveaux en cybersécurité) appellent eux aussi des réponses en matière de formation professionnelle. Et il n’y a pas de temps à perdre : à en croire l’édition 2022 du baromètre Transformation, compétences et learning réalisé par l’organisme de formation Cegos dévoilé le 13 octobre dernier, sur trois enjeux de transformation identifiés (transformation numérique, nouveaux modes de travail et cybersécurité) 18 % des DRH français et 20 % de leurs homologues internationaux (sur les sept pays sondés au cours de l’étude : France, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Brésil et Singapour) estiment que les emplois actuels risquent l’obsolescence à un horizon de trois mois.

 

Des salariés prêts à se former eux-mêmes

La remise à jour des compétences constitue ainsi un enjeu autant en France qu’à l’international. 39 % des programmes de formation dans l’Hexagone et 37 % à l’étranger concernent des parcours d’upskilling pour permettre aux salariés de monter en compétences sur leur poste actuel. Ces derniers sont d’ailleurs autant, voire davantage, conscients de la transformation de leurs métiers, même si, par rapport à 2021, ils sont moins nombreux à craindre de le perdre (- 10 % en France, - 7 % à l’étranger). 85 % des employés côté français (et 91 % à l’échelle internationale) se disent prêts à se former par eux-mêmes et 61 % des salariés français (contre 78 % à l’international) s’indiquent parés pour engager une reconversion professionnelle à condition que celle-ci soit porteuse de sens. Preuve que le constat est partagé, 73 % des DRH français (vs 84 % à l’échelle internationale) envisagent de mettre en place des dispositifs de reconversion.

 

« Juste à temps »

Autre enjeu formation, le « just in time », pour que les compétences acquises ne s’étiolent pas et préparent l’entrée dans un nouveau poste. Pas facile de suivre le timing : 40 % des DRH français ressentent une difficulté à faire coïncider les besoins en compétences de leur organisation et leur offre de formation. Et seuls 42 % des salariés (40 % à l’échelle internationale) considèrent que leur organisation répond « juste à temps » à leurs besoins de formation. Dans ce cadre, les deux parties considèrent que l’individualisation des formations constitue la bonne réponse à ce besoin de formation à l’heure H. Pour jauger de l’effet des formations, les DRH suivent deux grands indicateurs de performance : le niveau de satisfaction des utilisateurs (61 % des DRH internationaux vs 57 % des DRH français) et la mesure des acquis de la formation (55 % vs 57 %).

 

Pro-A reste mal connue

En France, l’un des problèmes pour mettre en branle les parcours de formation requis est la méconnaissance des dispositifs mis en place par la dernière réforme, voire des précédentes. Ainsi, si 71 % des DRH disent avoir déjà sollicité (ou comptent le faire) des financements publics pour mettre en place des parcours de mobilité certifiants, ils ne sont que 33 % à avoir déjà recouru à la préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (Poie) et 32 % à avouer ne pas maîtriser le dispositif de reconversion ou promotion par l’alternance (Pro-A) en dépit du nombre croissant de branches qui voient leur accord étendu. Les potentialités du compte personnel de formation (CPF) sont en revanche mieux identifiées. Surtout par les salariés qui sont 84 % à le considérer comme un moyen efficace pour développer leurs compétences alors que 55 % des DRH considèrent que le CPF doit permettre aux salariés de garder la main sur le développement de leurs compétences. Une différence de points de vue qui explique peut-être le très faible nombre d’accords CPF négociés dans les entreprises…

Benjamin d'Alguerre

Source :  INFO RH

Publié le : 14 octobre 2022

 

 

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