Avarap cadres réorientation pro reprise entreprise création | L’intelligence collective… et les groupes AVARAP

L’éthologie (étude du comportement des diverses espèces animales) nous apprend que l’intelligence collective s’observe également chez les insectes sociaux (fourmis, termites, abeilles) et les animaux communautaires, notamment se déplaçant en formation (oiseaux migrateurs, bancs de poissons) ou chassant en meute (loups, hyènes, lionnes). C’est au sein des sociétés d’insectes que l’on rencontre les formes d’organisation les plus complexes et également les structures les plus élaborées. Il semble plus exact cependant de parler d’une intelligence collaborative car elle met en jeu peu d’éléments par rapport à l’intelligence humaine et est peu susceptible d’évolution.

 

L’intelligence collective humaine intègre trois éléments : une dimension cognitive ; une dimension relationnelle et une dimension systémique qui englobe les deux dimensions précédentes.

Les réseaux sociaux facilitent la pratique de l’intelligence collective, mais à la condition que les échanges d’information soient interactifs et conduisent à l’acquisition d’un savoir.

 

Intelligence collective et management

Les entreprises s ‘intéressent à l’intelligence collective car elle est susceptible d’apporter des gains en efficacité. Par ailleurs beaucoup de salariés sont à la recherche d’un mode de fonctionnement des organisations qui donnerait du sens à leur travail et à leur engagement.

 

L’intelligence collectives et les groupes AVARAP

« Tout seul on va plus vite. Ensemble, on va plus loin » proverbe africain. L’application de la Méthode dans les groupes AVARAP constitue un processus d’apprentissage à l’intelligence collective. Il s’agit de s’appuyer sur les intelligences individuelles pour susciter une démarche de construction collective au bénéfice de chacun.

On réfléchit ensemble mais chacun décide seul.

Selon les chercheurs du M.I.T. (Massachusetts Institute of Technology) les trois conditions qui assurent le bon fonctionnement d’un groupe de travail sont :

  • Un climat de travail favorable,
  • La diversité dans la composition du groupe,
  • L’équité du temps de parole.

Concernant les groupes AVARAP, on peut ajouter : l’engagement libre et volontaire des membres du groupe qui, contrairement à un groupe de salariés ou d’associés dans une structure commerciale, ne sont liés que par une communauté d’intérêt et totalement libres de quitter le groupe s’ils le souhaitent.

Reprenons brièvement ces trois éléments :

  • Un climat de travail favorable. Cette première condition repose sur la confiance. Confiance entre les membres du groupe ; avec la marraine ou le parrain et avec l’association AVARAP qui met en avant son caractère apolitique et non confessionnel.

Ce sentiment de confiance s’appuie sur les valeurs de l’Association mais aussi sur le fait que tous les intervenants sont bénévoles et sur la mise en avant de règles qui garantissent le respect des valeurs affichées. La règle de confidentialité, proclamée dès le démarrage du groupe, est particulièrement importante.

A la confiance partagée il faut ajouter le sentiment d’appartenance fondé sur une communauté d’intérêts et des objectifs communs.

Enfin l’application du principe de gestion collective où chacun a les mêmes droits (et les mêmes devoirs), associés à la mise à disposition d’outils de coopération.

 

La diversité dans la composition du groupe

La mise sur pied de groupes hétérogènes, mettant ensemble des personnes de tous âges, toutes fonctions, toutes formations, en recherche d’emploi ou en activité, ayant des profils et des expériences différentes représente la meilleure garantie pour des échanges fructueux.

Chacun va devoir se confronter aux points de vue des autres membres du groupe ce qui va entraîner, dans bien des cas un recadrage de sa façon de voir les choses. Le regard croisé des membres du groupe, les changements de perspective, la prise de distance, tout cela est de nature à permettre une prise en compte plus objective de la réalité.

La pratique de l’intelligence collective dans un groupe AVARAP va amener chacun, au fil des échanges interactifs, à se poser des questions qu’il aurait eu du mal à faire émerger seul.

Mais si l’hétérogénéité est source de richesse elle peut aussi entraîner des tensions. Notre éducation est fondée sur l’individualisme et nous avons davantage une culture de l’affrontement que de recherche d’un consensus, ce qui ne facilite pas d’emblée la création d’un esprit de corps. La rapidité avec laquelle, dans la plupart des groupes AVARAP, cet esprit de corps émerge est, à cet égard, tout à fait remarquable. Cela tient aux valeurs et aux règles mentionnées précédemment mais également au caractère systémique de la méthode. Chacun en effet prend conscience du fait qu’il appartient à un système interdépendant et que les gains à respecter les règles et les valeurs sont importants et très rapidement visibles.

Pour que le groupe fonctionne il faut également que les participants répondent à certaines conditions. Tous les candidats qui souhaiteraient intégrer un groupe ne sont pas acceptés car le cahier des charges pour qu’un tel groupe fonctionne d’une manière satisfaisante est assez rigoureux.

 

L’équité du temps de parole

Cette règle correspond à deux préoccupations : garantir à chacun les mêmes droits mais aussi conduire des réunions efficaces à l’issue desquelles chacun aura l’impression d’avoir progressé.

La tendance naturelle est toujours de faire trop long car faire court est difficile. L’absence de préparation peut conduire à un discours anecdotique avec peu de contenu.

Le début d’un sketch de Raymond Devos illustre bien ce travers :

« Parler pour ne rien dire

Mesdames et messieurs … Je vous signale tout de suite que je vais parler pour ne rien dire.

Oh ! Je sais ! Vous pensez :  » S’il n’a rien à dire … il ferait mieux de se taire ! »

Evidemment ! Mais c’est trop facile ! Vous voudriez que je fasse comme tous ceux qui n’ont rien à dire et qui le gardent pour eux ?

Eh bien non ! Mesdames et Messieurs, moi, lorsque je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache ! Je veux en faire profiter les autres !

Et si, vous-mêmes, Mesdames et Messieurs, vous n’avez à rien dire, eh bien, on en parle, on en discute ! Je ne suis pas ennemi du colloque… »

Seule la préparation écrite permet de dire beaucoup de choses en peu de temps.

Il est utile à ce propos de consacrer trois minutes de réflexion avant le tour de table. Le gardien du temps, nommé au début de chaque réunion, a la charge de veiller au respect de cette règle d’équité.

 

L’engagement libre et volontaire des membres du groupe                                    

L’efficacité d’un groupe de travail est directement conditionnée par le comportement de chacun de ses membres. Dans un groupe AVARAP, c’est le principe de solidarité active qui est mis en avant. Chaque participant doit, non seulement, avoir compris et accepté ce qui lui est proposé : les étapes de la méthode, les règles et les valeurs…, mais aussi la charge de travail que cela implique.

Il n’est pas rare qu’une ou deux personnes quittent le groupe à l’issue de la première réunion, ayant pris conscience que leur engagement n’était pas suffisant pour garantir le respect de tous les prérequis.

Ajoutons enfin, que la méthode Coué ayant fait ses preuves, le fait, pour un participant, d’être absolument convaincu de l’efficacité de la méthode est un élément positif de nature à faciliter grandement l’atteinte de ses objectifs.

La marque de fabrique de l’AVARAP : La pratique conviviale de l’intelligence collective associée au plaisir d’être solidaire.

 

Claude Génin

AVARAP

 

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