Portrait Olivier Leroy, parrain AVARAP

Pur produit d’une école de commerce, Olivier Leroy s’est d’abord épanoui dans le marketing. Sa rencontre avec l’AVARAP a été l’étincelle qui lui a permis de donner une nouvelle orientation à sa carrière professionnelle. Un nouvel exercice en accord avec ses valeurs et celles de notre association. Dans laquelle il s’est investi comme parrain, parrain référent, animateur d’atelier, membre du conseil d’administration, sans compter sa contribution au nouveau Guide vert. Un parcours exemplaire !

 

Le cœur d’Olivier Leroy se partage entre trois lieux qui pourraient être les sommets d’un triangle isocèle inscrit sur la carte de France. S’il habite à Paris, où se trouve sa résidence et son lieu de travail et où il mène ses activités AVARAP, il se définit aussi comme Lyonnais – il est originaire d’un petit village de l’Ain et a habité la capitale des Gaules pendant ses 20 premières années – et il séjourne plusieurs semaines par an sur « son île » : l’île d’Yeu.

Il a en effet jeté l’ancre dans une des îles du Ponan, la plus au sud et la plus authentique, lui qui est « plus terrien que marin, malgré quelques belles croisière en voilier qui m’ont permis de découvrir pour la première fois Port Joinville, porte d’entrée à l’île d’Yeu ». Il y a acquis avec deux autres familles une maison qu’il partage dans un bel esprit de complémentarité. « J’y séjourne plusieurs semaines par an mais nous y n’allons jamais moins de quatre à cinq jours du fait de sa distance au littoral. Une contrainte mais aussi une protection contre la sur fréquentation touristique. »

 

« Le Petit Paumé », une première expérience d’équipe !

« Mon enfance s’est déroulée sans histoires : le foot, les copains et l’école ont rythmé cette période heureuse qui s’est prolongée à Lyon du lycée Ampère au lycée du Parc. Après une prépa forcément dense, j’ai présenté les concours d’écoles de commerce et j’ai intégré l’EM Lyon. »

De ces trois années, Olivier se souvient avec émotion de sa participation à l’équipe du « Petit Paumé », un guide annuel des bonnes adresses lyonnaises, complètement réalisé par des étudiants de deuxième année : « C’est ma première vraie expérience de travail en équipe. J’ai tout aimé : convaincre les prospects de passer de la publicité [ce gratuit est complètement financé par la vente d’espaces publicitaires, NDLR], tester les établissements – on ne compte plus les bonnes tables à Lyon et j’aimais déjà les bonnes bouffes –, écrire des chroniques, mettre les prestataires en concurrence, négocier avec les fournisseurs, tenir les plannings, animer l’équipe. Avec la satisfaction finale de tenir entre ses mains le fruit de ce travail collectif. »

Son diplôme en poche, il aspire à exercer des fonctions de marketing dans les produits de grande consommation et à découvrir la vie parisienne. Il intègre vite Colgate-Palmolive, à Paris donc, où il noue quelques belles amitiés. « J’ai appris à construire et défendre une recommandation, c’est-à-dire poser une problématique, l’étayer et proposer une (ou plusieurs) solutions argumentées et tournées résultat. »

Il y reste trois ans puis il retrouve le secteur des produits alimentaires en intégrant Gran Metropolitan, un groupe britannique de spiritueux qui compte des marques prestigieuses de whisky, de gin ou de vodka. « Des marques avec du contenu, des territoires et du terroir. » Il apprend à se frotter à la communication de ce secteur, très réglementé depuis le vote de la loi Evin.

Il y reste neuf ans, « dans une zone de confort très agréable, au sein d’une « dream team » géniale mais un peu trop dans la facilité… J’avais besoin d’un coup de pied aux fesses. J’ai donc saisi l’opportunité d’une fusion pour prendre le large et changer de boutique. » Un changement géographique aussi car Olivier se retrouve chez Hasbro, l’un des leaders français du jouet, basé au Bourget du Lac. Avec une difficulté majeure à gérer : « Ma femme, qui avait décroché une belle opportunité professionnelle sur Paris, y est restée. ­J’étais tout seul à Aix-les-Bains…. Je partais en Savoie du lundi au jeudi et je consacrais mes vendredis à des rendez-vous professionnels dans la Capitale et je profitais de ma femme et mes deux filles 3 jours en fin de semaine.»

 

Une réorientation réussie

Cette situation ne pouvait pas s’éterniser. A l’aube de la quarantaine, Olivier constate que son métier s’est considérablement transformé : « Je passais de plus en plus de temps à gérer des mails et à effectuer du reporting à de plus en plus d’interlocuteurs, au détriment de mon cœur de métier. Le déclic s’est produit quand j’ai été conduit à annuler un voyage consacré à la présentation de nouveaux produits pour le Noël suivant, tellement j’étais accaparé par des tâches administratives. J’avais perdu le sel de mon métier.»

Il négocie alors une rupture conventionnelle : « Mon départ s’est fait vraiment proprement, d’autant que j’ai présenté un organigramme avec un poste de moins : le mien », sourit-il.

De retour à Paris, il savoure la joie de retrouver sa famille. Il se rapproche de l’association des anciens de l’EM Lyon qui a passé un accord avec l’ESCP où il découvre l’AVARAP. Il est séduit par la Méthode qui permet de structurer une démarche avec l’appui du groupe, et il considère que la durée proposée est un atout pour ceux qui, comme lui, veulent ouvrir le spectre et chercher à 360 °.

« Au moment de l’ADT, j’ai pris conscience que mon avenir ne se situait pas forcément dans le marketing, se souvient-il. Le groupe me renvoyait une image compatible avec des fonctions RH et de la formation, qui ont été les moteurs de mon projet professionnel. »

Olivier entame une démarche réseau. Par un ancien copain de promo, il entre en contact avec un cabinet de recrutement dans lequel il trouve sa place. Parallèlement, Philippe Langlois, le parrain de son groupe, lui propose de suivre la formation de Parrain. Il intègre un groupe de postulants dans lequel il rencontre des personnalités qui comptent aujourd’hui à l’AVARAP, comme Michèle Dupré, Bertrand de Limé ou Yves Chambert-Loir.

Puis il prend en charge l’animation de plusieurs groupes. Expérience décisive qui génère le sentiment d’être à sa juste place après chaque séance. Quand mon métier de consultant en recrutement amène à des relations « one shot », l’animation d’un groupe pour définir un projet professionnel permet de s’inscrire dans la durée. « J’ai trouvé cette posture gratifiante. Et si j’en faisais mon métier ?! J’ai repris une démarche réseau pour valider l’idée. »

En 2010, Olivier rejoint une autre structure – Version Originale – dans laquelle il exerce toujours. « Une entité où échange, coopération, confiance entre pairs ne sont pas des vains mots et où l’état d’esprit est irréprochable », se réjouit-il.

Il se forme aux métiers du coaching (« Le parrain AVARAP et la posture coach » est le sujet de son mémoire de certification) et il répartit son activité entre missions de coaching, missions d’outplacement et interventions en collectif (coaching d’équipe, formations, groupes de co-développement…)

Parallèlement, il donne beaucoup à l’AVARAP. Parrain référent, membre du conseil d’administration depuis cinq ans, il a accompagné huit groupes (4 groupes d’adultes et 4 groupes de jeunes) et il a mis sur pied un atelier mensuel où il apprend chaque fois de façon très pratique à 6 à 10 participants comment décrocher un rendez-vous réseau au téléphone. Il vient d’apporter sa contribution à la rédaction du nouveau Guide vert dans lequel il traite de façon approfondie – et pragmatique – la démarche réseau.

« Je me rends compte à quel point mon choix de participer à un groupe AVARAP il y a maintenant douze ans a impacté ma vie. Si, professionnellement, je capitalise, en plus de l’acquis de mes formations extérieures sur toute l’expérience accumulée lors de mes animations de groupes, je fais également bénéficier l’AVARAP, à travers mon poste au CA et mes responsabilités d’animateur d’atelier de toute mon expérience de terrain. » Un très bel exemple de fécondation croisée !