La retraite est l’opportunité de définir un nouveau projet de vie

Le passage à la retraite est une rupture importante où les repères habituels : statut, responsabilités, reconnaissance, réseau professionnel… vont disparaître. D’une certaine manière le passage à la retraite a, pour beaucoup de cadres, des effets comparables à une perte d’emploi. Les relations familiales et personnelles vont également être profondément modifiées.
Il est nécessaire de faire le point avant son départ en retraite et les personnes qui se sont le plus investies dans une activité professionnelle (cadres supérieurs notamment) sont celles dont on peut penser qu’elles seront les plus actives à l’âge de la retraite.
Il est utile d’anticiper et de commencer à réfléchir dès 56 ou 57 ans à ce que sera notre prochain mode de vie au moment de la retraite. Il est intéressant de noter qu’en Espagne le mot retraite se traduit par jubilación, les connotations qui s’attachent à cette appellation apparaissent nettement plus positives ! Jean-Baptiste Foucauld, fondateur de SNC (Solidarités nouvelles face au Chômage) distingue trois phases dans la période de retraite : la retraite active, la retraite passive et la retraite dépendante.
Mettre sur pied un nouveau projet de vie
« Loin de constituer obligatoirement une épreuve, le départ à la retraite peut être une opportunité d’être à l’écoute de ses aspirations, de réaliser quelques-uns de ses souhaits, de créer de nouvelles relations avec son environnement ; ceci à condition de prendre ses distances avec les images traditionnelles, encore très prégnantes dans notre société, du retraité et de ce qu’on attend qu’il fasse de ses journées… », déclare Georges Arbuz, docteur en anthropologie.
Tout d’abord, définir les objectifs et priorités que l’on compte donner à sa vie, les principales valeurs auxquelles on est attaché, le style de vie que l’on compte privilégier. Ensuite, recenser ses envies ; consolider confiance et estime de soi ; mettre en forme la présentation de ses compétences et talents ; son expertise et son savoir-être ; activer son réseau… ; s’entraîner à présenter son projet et les éléments de son profil d’une manière convaincante…
Il est permis de penser que la meilleure prévention contre la dépendance reste l’activité associée au concept d’autonomie. Que cette activité soit, de plus, socialement utile, redonne du sens à la notion d’engagement.
Le bénévolat au service de l’emploi : un bel engagement pour les retraités !
Beaucoup d’observateurs attentifs de la société moderne ont mis l’accent sur plusieurs phénomènes préoccupants : individualisme trop marqué, esprit consumériste appliqué à toute forme d’activité humaine, perte de repères, non acceptation de l’autorité et de toute forme de contrainte, perte de confiance dans le politique, référence continuelle à un concept de modernité le plus souvent vide de sens…
Tout cela contribuant à une forme de délitement du lien social. On peut penser que, dans ce contexte, des seniors compétents, ayant réfléchi à ce que pourrait être une société plus harmonieuse et se référant à des valeurs humanistes, pourraient avoir une influence bénéfique. Il y a un potentiel considérable d’actions possibles pour améliorer le fonctionnement social.
Cela devrait, en même temps, faire évoluer positivement la représentation des seniors. La posture d’adulte responsable, pratiquant une écoute respectueuse, débarrassé des enjeux de pouvoir, capable de prendre de la distance et rétablissant la valeur de la réflexion (par rapport à la seule émotion), n’a jamais parue autant utile sinon nécessaire. Il faut ajouter l’importance de la collaboration intergénérationnelle.
Enrichissement personnel
Toutes les activités de bénévolat sont une source d’enrichissement personnel. C’est l’occasion de jouer un rôle qui permet à la fois aux seniors de conforter leur équilibre personnel, de valoriser leurs compétences et de contribuer efficacement à la vie en société. En résumé : un épanouissement personnel conjugué avec une activité socialement utile.
« Il n’est jamais trop tard pour devenir ce que nous aurions pu être », assène Mary-Ann Evans, dite George Eliot, romancière britannique (1819 -1880)
La Méthode AVARAP est parfaitement adaptée à cet objectif. L’AVARAP est une association apolitique, non confessionnelle et totalement indépendante. Elle est Reconnue d’Utilité Publique. L’originalité de l’Association est de s’appuyer sur une méthode spécifique de travail en groupe (une douzaine de personnes en moyenne) pour mettre sur pied un projet professionnel adapté aux goûts et compétences de chacun et à l’état du marché. La méthode, dans le prolongement des travaux de Palo Alto, est de nature comportementale et comprend trois phases principales :
- Un bilan personnel et professionnel approfondi,
- L’élaboration du projet professionnel,
- La concrétisation et le marketing du projet.
Depuis sa création, (en 1984) plus de 25 000 cadres sont passés par l’AVARAP dans toute la France (principalement à Paris-Ile-de-France, Bordeaux, Lyon, Lille, Marseille et Nantes). La participation à un groupe AVARAP est plébiscitée par les membres des groupes : 95 %, des participants à un groupe AVARAP se déclarent satisfaits.
Claude Génin
AVARAP