Être en recherche d’emploi ou en interrogation sur son avenir professionnel représente une source de préoccupations importante. S’il s’y ajoute un environnement incertain, potentiellement anxiogène, il devient alors nécessaire de s’accorder un répit, de prendre de la distance et de réfléchir calmement afin d’adopter une attitude lucide et, si possible, sereine. L’approche de l’AVARAP vient alors à point nommé !

 

Le monde traverse actuellement une période particulièrement critique, qu’on pourrait qualifier de chaotique. L’accélération des innovations technologiques qui chamboulent les repères habituels et entraînent des bouleversements dans tous les domaines de l’activité humaine est une source de stress importante.

Tout cela est susceptible de nourrir la peur du changement. Le monde évolue, les opportunités ne sont plus les mêmes, l’avenir est plus incertain. Il faut alors avoir en tête cette formule de Lao Tseu : « Les choses ne changent pas, change ta façon de les voir, cela suffit. »

 

Un impact insuffisamment pris en compte

L’impact que vont avoir les nouvelles technologies sur le marché de l’emploi (ce qu’il est convenu d’appeler l’ubérisation de l’économie) ne semble pas avoir été, jusqu’ici, pris suffisamment en compte.

L’intelligence artificielle va, à la fois, supprimer ou transformer certaines tâches et créer de nouveaux besoins en compétences et en postes. Environ 5 millions d’emplois sont considérés comme « concernés » par l’IA en France, au sens où une partie de leurs tâches est exposée à l’automatisation. Par ailleurs plus de 80 % des entreprises disent déjà utiliser l’IA générative dans au moins une fonction opérationnelle.

Il faut également ajouter que l’anticipation, notamment pour un cadre, est rendue nécessaire par le fait que – et l’une des nombreuses caractéristiques de ce qu’il est convenu d’appeler « l’exception française » – les seniors sont victimes d’une discrimination. Ces cadres doivent se poser la question de leur avenir bien avant d’être rangés dans la catégorie des « has been ». On est senior en France dès 45 ans et, passé 50 ans, les possibilités de retrouver un emploi sont fortement réduites.

 

« La transition de mi-vie »

Un psychologue américain, Daniel Levinson, a élaboré un modèle détaillé du développement adulte dans son ouvrage « The Seasons of a Man’s Life », publié en 1978. Levinson propose que la vie adulte soit structurée en une série de phases, chacune marquée par des transitions spécifiques. L’une des transitions les plus significatives qu’il identifie est la « transition de mi-vie », qui se produit généralement selon lui à la quarantaine ou à la cinquantaine mais pas exclusivement. Lors de la transition de mi-vie, l’individu va réévaluer ses choix de vie antérieurs. Se confronter avec ses limitations. Explorer de nouvelles pistes. Développer une nouvelle structure de vie.

« 20 ans d’expérience professionnelle et après : comment évoluer vers un nouveau poste ou se fixer un nouveau challenge ? » Il s’agit de passer d’une phase d’interrogation et de doute à un état de relative sérénité ; offrir un lieu privilégié où, dans un climat de confiance et de respect mutuel, chacun va essayer de redonner du sens à son action.

 

La personnalité compte au moins autant que les compétences techniques

Les groupes AVARAP sont le meilleur endroit pour se ressourcer : améliorer ou restaurer la confiance en soi, sans quoi rien n’est possible, travailler à la présentation de ses compétences avec l’exercice des réalisations probantes, améliorer son intelligence émotionnelle, développer son réseau professionnel et, enfin, mettre sur pied, avec l’aide des autres membres du groupe, un projet professionnel qui correspond à ses compétences, ses talents et ses goûts : ambitieux mais réaliste.

Dans un environnement complexe et incertain, la personnalité compte au moins autant que la compétence technique. Ce sont les compétences comportementales qui font la différence.                 Savoir travailler en équipe, susciter l’adhésion, développer une vision, pouvoir être flexible, faire preuve de créativité, savoir s’affirmer dans le respect des autres…, tout cela nécessite une forte mobilisation de ses capacités, une motivation sans faille, et beaucoup de temps. On ne peut résoudre un problème complexe rapidement et il y a une relation naturelle entre le temps passé et le résultat obtenu.

Mais ce qui le manque le plus désormais c’est le temps. Surinformé, on a plus le temps de penser, en communication permanente on a plus le temps d’échanger ; plus le temps de s’intéresser aux autres, de s’occuper de ses enfants, etc. Tout se passe comme si chacun était relié, en permanence, à une sorte de laisse électronique. Il nous reste à consommer pour se prouver qu’on existe et dépenser pour s’affirmer.

Bien se connaître pour développer ses talents et trouver l’activité qui correspond le mieux à sa personnalité ; acquérir l’intime conviction qu’on est bien armé pour aborder les inévitables changements auxquels on devra faire face ; être prêt à rebondir si la nécessité l’impose : c’est cela que nous appelons l’employabilité durable qui est l’objectif le plus important des groupes AVARAP. La bonne nouvelle, c’est que des progrès importants peuvent être obtenus à tout âge. La dynamique de groupe facilite grandement cet apprentissage

 

Optimisme et désir d’entreprendre

Enfin, la solidarité est devenue une valeur trop rare. Dans un groupe AVARAP, elle entraîne naturellement des interactions motivantes. Tout se passe comme si chacun, sous l’effet conjugué de l’application de la méthode, du respect des règles et de la dynamique de groupe, était exposé à des radiations positives aptes à diffuser optimisme et désir d’entreprendre. Tout cela confirme la force du collectif.

In fine il s’agit de mobiliser et développer les ressources personnelles de chacun, lui permettant d’être acteur de son propre changement.

Ne pas oublier de cultiver l’humour, qui est la meilleure façon de tenir à distance une réalité parfois dérangeante. Prendre soin de notre corps pour aiguiser notre conscience : accorder de l’importance à notre hygiène de vie est primordial pour son équilibre.

Il faut également accepter l’idée qu’un échec peut être la source de nouvelles opportunités. « Les échecs sont les graines de nos réussites futures », énonce Françoise Kourilsky auteure de l’ouvrage : « Du désir au plaisir de changer »

Au fond, un groupe AVARAP repose sur quatre piliers : un centre de remise en forme, professionnel et personnel ; l’apprentissage de comportements nouveaux ; une formation au développement personnel et la construction de nouveaux repères.

Claude Génin

AVARAP